Un village qui a une histoire à raconter. Une question, une réponse, la preuve : cliquez sur une carte pour la révéler. Tout vient des registres paroissiaux et de la presse ancienne, avec la source à chaque fois.
Comment lire ces cartes
« Prouvé par l'acte » : un registre ou un article le dit en toutes lettres. « Piste solide » : plusieurs sources vont dans le même sens. « Question ouverte » : on ne sait pas encore, et on le dit. Les transcriptions sont provisoires (lues avec l'aide d'une intelligence artificielle) : vérifiez toujours sur l'image des Archives grâce à la cote.
Non : les registres lus en comptent dix dans l'église entre 1606 et 1783, plus un prêtre de passage enterré au cimetière en 1679 et un autre, mort en 1701, dont le lieu de sépulture reste à relire. Le plus célèbre est le recteur René Morin, mort en 1657 après plus de vingt-six ans de service : il est inhumé « en l'église dudit Chaumeré, soubz une pierre tomballe près la balustre du tabernacle », le 7 novembre 1657. Deux prêtres de la paroisse y sont enterrés à huit mois d'intervalle : René Colliot, qui habitait le Vaubrault et signait les baptêmes depuis 1659, le 26 décembre 1680 (vers soixante-dix ans), puis le recteur François Lanclot, le 18 août 1681. L'usage dure : en 1735 un ancien curé de Saint-Aubin-du-Pavail, en 1737 le recteur François Desnos (dans le sanctuaire) et en 1783 le recteur Jean Poisson y sont encore inhumés.
La preuve
Registres des sépultures et paroissiaux de Chaumeré, 1602-1783, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cotes 10 NUM 35074/206, /19, /20, /21, /41, /74, /76 et /207.
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Pour aller plus loin : En 1718, un notable, André Jamen, sieur de la Lande, est encore inhumé dans l'église (registre de 1717-1718) · Le nom de Morzelle, celui du prêtre enterré en 1629, se retrouve en 1638 (Jean et Jacquette Morzelle, parrain et marraine) puis en 1738 : Jeanne Morzelle se marie et Jacques Morzelle signe comme témoin (hypothèse de parenté)
Et maintenant ? Où sont ces tombes aujourd'hui ? La pierre tombale du chœur existe-t-elle encore sous le sol ou le dallage actuel ? Si vous le savez, écrivez-nous.
On ne le sait pas encore, et nous préférons le dire. Ce que dit l'article : en avril 1905, à la Chambre des députés, on rapporte que le député Gourd (Rhône) avait écrit à « M. Chabert, directeur de l'établissement de Chaumeré » pour lui demander des renseignements sur des faits révélés par les interpellations sur les « établissements d'assistance privée ». La lettre aurait été décachetée en route (incident Jules Roche - Rouvier). Mise à jour du 20/10/2026 : les Archives départementales, interrogées par l'association, ont répondu que la mention de cet établissement privé « pourrait également être portée au sein des listes nominatives du recensement de population du Chaumeré de l'année 1906 ». Nous avons lu en entier les listes de 1901, 1906 et 1911 : il n'y est question d'aucun établissement de ce genre. C'est une absence de preuve, pas une preuve d'absence : il peut aussi s'agir d'un homonyme, ou d'une institution trop discrète pour figurer au recensement.
La preuve
L'Ouest-Éclair, 8 avril 1905, page 2 (compte rendu de la séance parlementaire du 7 avril).
Ce document est extrait du Site RetroNews et est accessible à l'adresse www.RetroNews.fr. Tous les articles de presse
Pour aller plus loin : Chambre des députés, feuilleton n° 366, ordre du jour du 7 avril 1905 (Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque et Archives de l'Assemblée nationale) · Recensement de Chaumeré en 1901 (176 habitants) · Recensement de Chaumeré en 1906 (172 habitants) · Recensement de Chaumeré en 1911 (160 habitants)
Et maintenant ? Pistes : le compte rendu officiel de la séance du 7 avril 1905 à la Chambre (Journal officiel, débats parlementaires, sur Gallica : les pages 1251 à 1272 de l'édition complète du 8 avril 1905, qui doivent nommer l'établissement de Chaumeré et la lettre du député Gourd ; le bulletin du 8 avril est déjà lu : il montre que les interpellations visaient des établissements pour enfants), les dossiers d'assistance privée aux Archives départementales, et surtout la mémoire des habitants : un bâtiment, une institution, un nom de directeur dont on aurait entendu parler ?
C'était un tramway à vapeur à voie étroite, exploité par la Compagnie des tramways à vapeur d'Ille-et-Vilaine (TIV). Chaumeré avait sa halte, « Piré-Chaumeré », citée dès 1902. La ligne a été fermée en 1947.
La preuve
L'Ouest-Éclair, 10 mars 1902, page 3 ; 12 janvier 1913 ; 28 avril 1922.
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Pour aller plus loin : Tramways d'Ille-et-Vilaine (Wikipédia) · TIV Rennes - La Guerche (site Les tramways à vapeur d'Ille-et-Vilaine)
Et maintenant ? Il manque la liste complète des arrêts, l'emplacement exact et l'aspect de la halte de Piré-Chaumeré. Des cartes postales, des photos de famille, des horaires ? Pour aller plus loin : « Petits trains d'Ille-et-Vilaine » (éditions Cénomane, 1986).
La famille de Thomas Jacques et de Jeanne du Cloux. Les sépultures se suivent : la mère le 13 octobre 1639, un fils le 17, puis le père et un deuxième fils le 25 octobre. Une fille, Georgette, est enterrée le 10 décembre. Le couple avait eu au moins cinq enfants baptisés à Chaumeré entre 1626 et 1631, puis Guy en décembre 1635.
La preuve
Registre des sépultures de Chaumeré, 1602-1670, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/206, image 30 ; baptêmes : cote 10 NUM 35074/2.
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Et maintenant ? Des descendants de la famille Jacques de Chaumeré existent-ils ? Qui a survécu à l'hiver 1639-1640 ? La transcription est provisoire : le jour de la sépulture de George est à confirmer.
Deux journaux nationaux, La Croix et Le Gaulois, publient le 22 août 1890 la même nouvelle et citent Chaumeré en tête de liste : le cyclone du 19 août a ravagé six communes près de Vitré, venu du côté de Châteaugiron. Le Gaulois chiffre les dégâts : plus de cinq mille arbres déracinés ou brisés, des toitures de fermes enlevées, des meules de foin et de paille disparues. Pas de victime.
La preuve
La Croix, 22 août 1890, page 2 ; Le Gaulois, 22 août 1890, page 3.
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Et maintenant ? Existe-t-il des récits de familles sur cette nuit-là ? Des arbres, une toiture, un clocher touché ? Les registres de délibérations du conseil municipal de 1890 en parlent peut-être.
Les actes disent seulement qu'un enfant d'un mois (mars 1718) et un enfant de six semaines (6 juillet 1718), « de la paroisse de Saint-Étienne de Rennes », sont morts au village de Naubraux et ont été inhumés dans le cimetière de Chaumeré. L'explication la plus probable est qu'ils avaient été confiés à une nourrice de la campagne, comme beaucoup de bébés des villes à l'époque. Mais l'acte ne le dit pas : c'est une hypothèse. Quant au village, « Naubraux » est très probablement Le Vaubrault, un hameau de Chaumeré : nos transcriptions lisent ce même lieu tantôt « Vaubrault » (477 fois), tantôt « Naubrault » (78 fois, dans 14 registres), le N et le V se ressemblant beaucoup dans cette écriture. À confirmer sur l'image.
La preuve
Registre paroissial de Chaumeré, 1717-1718, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/231 (première et deuxième doubles pages : mars et juillet 1718).
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Pour aller plus loin : Recensement de 1906 : deux enfants nés à Rennes, notés « enfant assisté » · Recensement de 1911 : trois nourrissons, dont deux nés à Rennes · Recensement de 1872 : Le Vaubrau (17 habitants)
Et maintenant ? Des archives de Rennes (registre de Saint-Étienne, bureau des nourrices) ou des souvenirs de famille pourraient dire qui étaient ces enfants et chez qui ils vivaient. Quelqu'un connaît-il des histoires de nourrices à Naubraux ?
La table décennale 1843-1853 n'indique ni cause ni âge, mais elle montre une série de décès très groupés : 7 en septembre 1851, 12 de septembre à novembre 1851, alors que les autres mois comptent le plus souvent 0 à 3 décès. Plusieurs de ces morts sont des enfants. Une épidémie d'automne est l'hypothèse la plus naturelle, mais elle reste à confirmer.
La preuve
Table décennale de Chaumeré, 1843-1853, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/215 (liste des décès, de 1843 à 1852).
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Et maintenant ? Les actes de décès complets de 1851 (âge, profession, témoins) sont à lire aux Archives : ils diront qui étaient les victimes. Et dans les familles : a-t-on gardé le souvenir d'une maladie qui a touché le village à l'automne 1851 ?
Une note du registre des baptêmes de 1658-1670 raconte que la « croix de pierre du cimetière de Chaumeré » a été donnée par « noble et discret Missire Eustache Du Périer », prêtre, « seigneur fondateur de l'église » de Chaumeré, puis bénite le 16 juillet 1665 en présence du recteur François Lanclot. Ce même prêtre est parrain d'un enfant en janvier 1664 sous le titre de « seigneur de Chaumeré ». On ne sait pas si cette croix existe encore.
La preuve
Registre paroissial de Chaumeré, baptêmes 1658-1670, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/4 (images 13, 16, 20 et 22).
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Et maintenant ? Une croix ancienne se trouve-t-elle dans le cimetière ou près de l'église ? Une pierre gravée au nom Du Périer ? Si vous avez vu une croix de pierre ancienne à Chaumeré, écrivez-nous.
Sur 235 baptêmes lus (1657-1670), le prêtre écrit en toutes lettres « jumeaux » ou « jumelles » pour quatre naissances : Pierre et René (mai 1662), Julienne et Renée (mars 1663), Guillemette et Renée (janvier 1665), et deux jumeaux en décembre 1665. D'autres cas sont à confirmer (deux filles baptisées le même jour en octobre 1661, et trois enfants d'un même couple le 3 novembre 1660, peut-être des triplés). Un même couple, Mathurin [Febvri ?] et Julienne Jacques, apparaît dans deux de ces cas. Le registre de 1682 en ajoute deux, très clairs : les jumeaux Jouault (avril) et les jumeaux Colliot (septembre), qui meurent tous les quatre en quelques jours ; le registre de 1689 en ajoute un troisième couple, les jumeaux Hurel (16 décembre), morts à six et treize jours, puis des jumeaux Gislays (17 juillet 1690), cette fois qualifiés « enfants jumeaux » par le recteur, et enfin les jumeaux Brunel (5 juillet 1692), soit cinq couples en dix ans (1682-1692), puis les jumelles Péan (9 septembre 1694), mortes à dix-huit et dix-neuf jours : six couples de 1682 à 1694.
La preuve
Registre paroissial de Chaumeré, baptêmes 1658-1670, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/4 (images 7, 10, 11, 15 et 17) et 10 NUM 35074/22 (images 4 et 5), /29 (image 6), /30 (image 4) et /32 (image 7) et /34 (images 4-5).
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Et maintenant ? Une généalogiste ou un généalogiste pourrait comparer avec d'autres paroisses : quatre à six naissances multiples sur 235, est-ce beaucoup ? Et les triplés de 1660 : ont-ils survécu ? Une relecture sur image est à faire.
Très probablement. En juillet 1659, « Maître André Bourgeoine, sous-diacre » est parrain d'un enfant ; en juillet 1662, un « Missire André Bourgeoine » est parrain d'un petit André Bourgeoine ; en mai 1668, il est écrit nettement « Missire André Bourgeoine, prêtre », parrain d'un autre André, et il signe. On le suit donc de sous-diacre à prêtre en neuf ans, dans sa famille et dans sa paroisse. Le fait que les trois actes concernent le même homme reste une déduction (même nom, même famille, même lieu).
La preuve
Registre paroissial de Chaumeré, baptêmes 1658-1670, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/4 (images 4, 10 et 23).
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Et maintenant ? Où André Bourgeoine a-t-il exercé ? Son ordination figure-t-elle dans les archives de l'évêché de Rennes ? Un descendant de la famille Bourgeoine le sait peut-être.
Le registre des mariages de 1657-1669 le dit : le 14 août 1662, « Maître Pierre Jamet, sieur de Mardoux, de la paroisse de Saint-Aubin-du-Pavail » épouse à Chaumeré Jeanne Menault, fille du sieur des Sauldraies. L'acte nomme la mère du marié, Perrine Bourgeoine, et ses frère et sœur Luc, Guy et Françoise Jamet. Ces mêmes Jamet sont ensuite parrains, marraines et signataires des baptêmes de 1662 à 1668 : Luc Jamet est « sieur des Mazures » puis « avocat en la Cour », Pierre est aussi « sieur de la Maisonnière ».
La preuve
Registre des mariages de Chaumeré, 1657-1669, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/151 (image 4).
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Et maintenant ? Où se trouvent aujourd'hui Mardoux, les Mazures, la Maisonnière et les Sauldraies ? Quelqu'un reconnaît-il ces noms de terres sur une carte ou dans des souvenirs de famille ?
Les actes de 1670 racontent la suite : Renée, fille de Jean Le Baudrier et de Marguerite Souffron, naît vers le 29 avril et est baptisée le 30, puis meurt huit jours plus tard et est enterrée au cimetière le 7 mai. Le 16 juin, Marguerite Souffron elle-même est enterrée dans l'église, « vis-à-vis l'autel de la Vierge », en présence de son mari et d'un cousin germain. Pendant que cela se passait, le prêtre René Colliot habitait le même village.
La preuve
Registre paroissial de Chaumeré, 1670, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/10 (images 8 et 11), puis cote 10 NUM 35074/11 (image 15 : remariage).
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Et maintenant ? Qu'est-il arrivé à Jean Le Baudrier et à sa famille ? Les Le Baudrier du Vaubrault ont-ils des descendants à Chaumeré ? L'autel de la Vierge se trouvait-il dans la nef ou dans un bras du transept ?
Les actes lus montrent 47 sépultures pour 30 baptêmes en 1676, avec un pic en août et septembre (20 sépultures en deux mois, contre 2 à 4 par mois le reste de l'année). Beaucoup de défunts sont de jeunes enfants. Une ligne intercalée en septembre semble parler de « la dysenterie » et d'une annonce « faite au prône », mais la phrase n'est pas lue en entier : on ne peut pas dire que ce soit la cause. L'hypothèse d'une épidémie reste à confirmer.
La preuve
Registre paroissial de Chaumeré, 1676, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/16 (images 5 à 9).
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Et maintenant ? Existe-t-il d'autres sources sur une épidémie de dysenterie en 1676 dans la région (registres voisins, archives de l'évêché, mémoires du temps) ? Si vous avez rencontré un récit, écrivez-nous.
Un souvenir de famille, une photo, un nom de lieu, une histoire entendue chez les anciens : c'est exactement ce qui manque pour répondre aux questions ouvertes. Chaque pièce compte.
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