Page provisoire
Seuls les points appuyés sur une source citée en bas de page sont écrits. Le reste est marqué « à compléter » ou « à confirmer ». Les noms de famille qui ressemblent à un métier (Le Roy, Boucher…) ne sont pas des métiers. Complétée au fil des registres lus. Voir aussi Titres et statuts.
Laboureur, fermier, métayer, serviteur
- Laboureur : selon l'Encyclopædia Universalis, c'est un « paysan propriétaire ou métayer ». Le mot ne dit donc pas à lui seul si la personne possédait ses terres ou travaillait celles d'un autre.
- Le métayer exploite une métairie (une ferme) qui appartient à un propriétaire ; le fermier la loue. Les actes de Chaumeré parlent de « la métairie de La Cour » ou de la métairie du presbytère.
Chez nous : Le 26 novembre 1681, Luc André, 26 ans, est dit « laboureur de sa vocation » dans son acte de mariage (registre 10 NUM 35074/21, lecture à vérifier). Le 16 novembre 1696, un défunt est dit « garçon cordonnier » (François Gripon, mort au Vaubrault) : un ouvrier chez un maître cordonnier (registre 10 NUM 35074/36). Le 9 juillet 1695, un « maître Joseph Poyrier » a rapporté un « décret de mariage » de la juridiction de Villayer (registre 10 NUM 35074/35) : un homme de loi dont le rôle exact reste à préciser. Le 18 janvier 1694, Jean Bournicle (24 ans) meurt « en la maison de la métairie dépendante du presbytère de Chaumeré » (registre 10 NUM 35074/34) : le presbytère a sa propre métairie. Le reçu du 31 décembre 1693 détaille ce que paie le trésorier François Gillet pour le registre : 2 livres de droit, 5 sols de papier, 2 sols de reliure. Le 30 décembre 1693, la copie du registre est remise à Rennes « par les mains de François Gillet, trésorier de ladite paroisse de Chaumeré » (registre 10 NUM 35074/33) : un troisième trésorier nommé. Les 13 janvier et 3 février 1692, « Julien Boutmy, trésorier » est cité parmi les personnes de « bonne connaissance » aux bans (registre 10 NUM 35074/32) : un deuxième trésorier nommé après Pierre Thébault. Le 18 août 1690, l'enterrement de « damoiselle Marie Jamet » se fait en présence de « René de Lisle et Mathurin Sourdeville, ses fermiers » (registre 10 NUM 35074/30) : les fermiers louent donc la terre d'un propriétaire. Le 3 décembre 1689, un acte parle de « Jean Mounit, métayer du Chênot [?] » (registre 10 NUM 35074/29). Les actes citent aussi des métayers et des domestiques : le 4 juillet 1684, Renée Gilet est dite « servante à La Cour de Chaumeré » (registre 10 NUM 35074/24). Qui possédait la terre, qui la louait : à compléter (il faudrait des aveux, des contrats ou des rôles d'impôt).
Le chirurgien-barbier
- Au XVIIᵉ siècle, les barbiers et les chirurgiens se partageaient les actes de chirurgie (saignées, plaies, abcès) : les barbiers rasaient aussi. Ce n'est qu'au XVIIIᵉ siècle que les chirurgiens ont cherché à exclure les barbiers de leur métier (à Paris et à Londres, selon une étude citée en source).
- Dans nos registres, aucun chirurgien-barbier n'est relevé pour l'instant. Une lecture ancienne (« capitaine, chirurgien et barbier », sépulture du 4 mai 1675) était une erreur : l'acte parle d'un mendiant « de haute stature, barbe et cheveux châtains, habillé de bleu » (vérifié sur l'original et sur son double le 18/10/2026).
Chez nous : Voir aussi la fiche « chirurgien, barbier, médecin » de la page Titres et statuts. Où exerçaient-ils en campagne bretonne : à confirmer.
La sage-femme (matrone) et l'ondoiement
- Une déclaration du roi du 9 avril 1736 (article V) prévoit que, en cas de danger, l'enfant peut être ondoyé (baptisé à la maison) par une « sage-femme ou autre », qui doit en informer le curé, sous peine d'une amende de 10 livres.
Chez nous : Nos registres notent des enfants « baptisés à la maison », sans toujours dire par qui : cela peut venir d'un ondoiement. Exemple : le 12 juillet 1682, Perrine Le Vay « a été baptisée à la maison et a reçu les cérémonies dans l'église » ; elle meurt dix-sept jours plus tard (registre 10 NUM 35074/22). Le 9 mars 1663, deux jumelles sont aussi baptisées « à la maison » puis à l'église (registre 10 NUM 35074/4). Le 12 mars 1686, une petite est « baptisée à la maison par Jean Gillays » (son parrain, un laïc) avant d'être baptisée « sous condition » à l'église (registre 10 NUM 35074/26). Le texte de 1736 est plus tardif que nos registres du XVIIᵉ siècle : on ne sait pas quelle règle s'appliquait avant (à confirmer).
Marchand, forgeron, maréchal, charron, charpentier…
Chez nous : Ces métiers apparaissent de temps en temps dans les actes (parrains, pères, défunts). En mai 1681, un marié de 29 ans est peut-être « tisserand de sa vocation » (lecture très incertaine). Nous n'avons pas encore trouvé de source solide pour expliquer leur place dans une paroisse rurale bretonne : à compléter. Nous préférons ne rien écrire que d'inventer.
Gens de loi : greffier, avocat, procureur, notaire
Chez nous : Le titre de « Maître » accompagne souvent ces charges (voir la page Titres et statuts : « Maître Abel Jamoys, greffier de Piré »). En août 1681, l'enterrement du recteur François Lanclot se fait en présence d'un « huissier à la Table de marbre du Parlement de Bretagne » (lecture à vérifier) : ce que fait exactement cet huissier, et ce qu'est cette « Table de marbre », reste à compléter. À partir d'août 1688, un « prêtre habitué » de la paroisse, Julien Gaudon, baptise et marie à côté du recteur (registre 10 NUM 35074/28) : le sens exact d'« habitué » reste à confirmer. Le 16 février 1687, un « Pierre Thébault, trésorier, demeurant dans le bourg » est présent à un enterrement (registre 10 NUM 35074/27) : le sens exact de « trésorier » (de la paroisse ?) reste à confirmer. En mai 1685, Maître George Le Meneust est dit « avocat en Parlement » (registre 10 NUM 35074/25) : ce que cela suppose (Parlement de Bretagne, à Rennes) reste à documenter. Rôle précis de chacun dans la paroisse : à compléter.
Mendiants et pèlerins
Chez nous : Deux pauvres étrangers à la paroisse sont enterrés à Chaumeré en 1679 et en 1680 : un prêtre qui allait « faire le voyage de Saint-Michel » et un « pauvre mendiant » (lectures à vérifier). Voir la page des révélations.
Sources
Vous connaissez un ouvrage sur les métiers de la Bretagne rurale ? Écrivez-nous : nous complétons cette page au fur et à mesure.