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Qui était qui au XVIIᵉ siècle ?

« Sr », « Maître », « Messire », « honnête homme » : les actes donnent des titres sans les expliquer. Voici ce que les sources en disent, et ce qui reste à vérifier pour Chaumeré.

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Les sources trouvées parlent surtout de la France en général ou d'autres régions (la Picardie, la Normandie). Ce qui n'est pas confirmé pour la Bretagne est marqué « à confirmer ». Les mots n'avaient pas toujours le même sens selon les lieux et les époques, et un titre dans un acte ne prouve pas à lui seul le statut de la personne.

Le noble : « écuyer », « messire » (et le prêtre : « missire »)

  • Écuyer est le principal signe de noblesse dans les actes. Mais le mot a changé de sens : dans la seconde moitié du XVIIᵉ siècle, il est parfois donné comme simple titre d'honneur à des officiers de la maison du roi, sans les privilèges de la noblesse.
  • Messire désigne un noble. Le prêtre, lui, est appelé « Missire », souvent abrégé « Mre », aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles : Jean-Paul Geffrault, adhérent (n° 116) du Cercle généalogique d'Ille-et-Vilaine (CGI&V), nous l'a signalé, avec comme exemple une sépulture dans l'église de Chaumeré en 1680 (à relire sur l'image). Il nous a aimablement autorisés à citer son nom : merci à lui. Au XIXᵉ puis surtout au XXᵉ siècle, les prêtres passent à « (Vénérable et Discret) Messire ».
  • Correction : cette page, comme plusieurs transcriptions de registres, parlait de « Messire » pour des recteurs de Chaumeré. Nous vérifions acte par acte ce que porte le manuscrit (« Mre », « Missire »).
  • Attention : beaucoup de roturiers se faisaient appeler « écuyer » dans les actes de notaire et les registres paroissiaux, même après les contrôles de 1668. Un acte seul ne prouve donc pas la noblesse.

Chez nous : En Bretagne, une commission royale (la « Réformation de la noblesse », 1668-1671) a vérifié les titres paroisse par paroisse : les familles qui ne pouvaient pas les prouver étaient « déboutées ». Les listes de noms existent (à consulter pour Chaumeré : à faire).

Le « sieur » (« Sr »)

  • Sieur est un mot général pour le maître d'une terre ou d'un fief (comme « seigneur »), qu'on trouve écrit en abrégé « Sr ». Il ne prouve pas que la personne est noble : les généalogistes le classent parmi les exceptions aux mots qui indiquent la noblesse.
  • Dans nos registres, il accompagne souvent le nom d'une terre (« Maître Pierre Jamin, sieur de la Massonnière », 1630), ce qui laisse penser à un propriétaire (à confirmer).

Chez nous : À confirmer pour la Bretagne : le « Sr René Delmonne » du baptême du 11 mars 1658 était-il un propriétaire, un bourgeois, un gentilhomme ? Rien dans l'acte ne le dit.

Le « noble homme » et l'« honorable homme »

  • Noble homme n'est pas toujours un noble : selon les régions, c'est le titre d'un bourgeois, ou bien l'équivalent de « gentilhomme » (par exemple en Picardie, dans le Ponthieu). Le sens dépend du lieu et de l'époque.
  • Honorable (homme) marque une dignité : elle pouvait venir du savoir, d'un office, d'un ordre honorifique ou d'une seigneurie, surtout dans le nord du royaume.

Chez nous : Sens exact en Bretagne rurale au XVIIᵉ siècle : à confirmer.

Le « Maître » : notaire, avocat, juge, greffier

  • Maître désigne surtout des personnes qui exercent une charge (notaire, avocat, juge) ou qui sont instruites ou fortunées. Un noble pouvait aussi être appelé « Maître » s'il avait une charge qui donnait ce titre.
  • Dans nos registres : « Maître Abel Jamoys, greffier de Piré » est parrain à plusieurs reprises en 1621 (registre des baptêmes de 1602).

Chez nous : À confirmer : le poids social exact d'un « Maître » dans une paroisse comme Chaumeré.

Le bourgeois et le marchand

  • La noblesse évitait en principe le commerce et l'industrie, sous peine de perdre ses privilèges, avec quelques exceptions voulues par l'État (verrerie, fonte).
  • La noblesse de robe était formée de bourgeois anoblis grâce à des charges (« offices ») achetées au roi, devenues héréditaires au début du XVIIᵉ siècle moyennant une taxe.

Chez nous : Nous n'avons trouvé aucune source sur les bourgeois et les marchands d'une paroisse rurale bretonne : à confirmer.

Le laboureur aisé et le propriétaire terrien

  • Dans les villages, une mince élite de gros exploitants, souvent appelés « coqs de village », comptait deux ou trois personnes par paroisse, avec de fortes différences d'une région à l'autre.

Chez nous : Nous n'avons pas pu lire cette source en entier (accès refusé) : le point vient d'un extrait de résultat de recherche. Statut du laboureur, du fermier et du métayer en Bretagne : à confirmer.

Le chirurgien, le barbier, le médecin

  • Au début du XVIIᵉ siècle, deux groupes de chirurgiens se faisaient concurrence : les chirurgiens de « robe longue », lettrés, et les chirurgiens-barbiers de « robe courte », qui soignaient les plaies et abcès, rasaient, coupaient les cheveux et saignaient. Un arrêt de 1660 a réuni les deux corps (on ne sait pas s'il s'appliquait en province).
  • Dans les campagnes, des « empiriques » et des charlatans soignaient aussi. Un chirurgien généraliste exerçait en milieu rural (exemple : Argentan, en Normandie, fin du XVIIᵉ siècle).
  • Exemple, un siècle plus tard : en février 1793, deux chirurgiens (de Châteaugiron et de Domagné) assistent à un accouchement d'un enfant mort-né à la Lande (registre des décès 1793-1795).

Chez nous : Le médecin (diplômé d'une faculté) : aucune source trouvée sur sa présence en campagne bretonne, à confirmer.

Le militaire gradé

Chez nous : Aucune source trouvée pour l'instant : à confirmer. Si vous croisez « capitaine », « lieutenant » ou « sergent » dans un acte, signalez-le-nous.

Sources

Vous connaissez un ouvrage sur la Bretagne rurale de l'Ancien Régime ? Écrivez-nous : nous complétons cette page au fur et à mesure.

Pour aller plus loin dans l'enquête

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