Vente de chocolats de Noël : commandes jusqu'au 18 novembre.Commander
Tous les articles

De 1602 à 1907 : comment les registres de Chaumeré ont changé

Double page du registre de Chaumeré en 1609 : des baptêmes écrits à la main, très courts, la signature « Manson » sous chaque acte

En lisant les registres de Chaumeré les uns après les autres, on voit la façon d’écrire les actes changer avec le temps. Voici les grandes étapes, telles que nous les avons lues.

1602 : un cahier de baptêmes, écrit à la main

Le plus ancien registre que nous lisons (cote 10 NUM 35074/1) s’ouvre sur un « livre et registre baptismal » commencé en 1602. Il ne contient que des baptêmes : les mariages et les sépultures sont dans d’autres cahiers. Les actes sont très courts : l’enfant, ses parents, le parrain et la marraine.

1674 : tout dans le même cahier

Soixante-dix ans plus tard, le prêtre note dans le même registre les baptêmes, les mariages et les sépultures. Les actes citent désormais le village des personnes et les témoins présents.

Double page du registre paroissial de Chaumeré, page 61, janvier 1674 : un acte de mariage à l'écriture pâle et de nombreuses signatures
1674 : un mariage et ses nombreuses signatures. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/14.

1696 : le papier imprimé et timbré

Le cahier de 1696 s’ouvre sur une page de titre imprimée : il est fait de « six rôlles de papier » destinés à enregistrer « tous les baptêmes, mariages et sépultures », « conformément à l’ordonnance de 1667 et à l’édit d’octobre 1691 », et il est « chiffré et millésimé » par le sénéchal de Rennes. Chaque feuille porte le timbre « Bretagne, un sol ». Le pouvoir royal contrôle désormais le registre (cote 10 NUM 35074/36).

Le XVIIIᵉ siècle : des actes plus détaillés, puis plus réguliers

En 1718 et en 1738, les actes donnent le village, l’âge exact des enfants morts, les parents (« fille légitime d’honnêtes personnes… »). Vers 1780, ils sont courts et réguliers. En 1786, le nom de la famille est écrit en marge, et les témoins « ont déclaré ne savoir signer, interpellés » : la loi oblige à les interroger.

1791-1793 : la Révolution

Le dernier registre paroissial (1791-1792) est signé d’un curé constitutionnel, et des « officiers municipaux » apparaissent dans les actes. En 1793, les décès sont déclarés devant le procureur de la commune, sans prêtre ni cérémonie. Les mois changent aussi de nom : « ventôse », « thermidor »… (calendrier républicain).

1798-1801 : sous nos yeux, le formulaire apparaît

C’est là que le changement est le plus net. Trois registres de décès, trois années de suite : regardez la page.

Double page du registre des décès de Chaumeré, an VII : des actes entièrement écrits à la main, un timbre de 50 centimes, signés par l'agent municipal
An VII (1798-1799) : tout est écrit à la main, d'une phrase continue. L'acte est dressé devant « l'agent municipal de la commune de Chaumeré ». Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/143.
Double page du registre des décès de Chaumeré, an VIII : des actes écrits à la main, dressés devant le maire, et une mention à droite sur un double remis à la préfecture
An VIII (1799-1800) : toujours écrit à la main, mais l'acte est maintenant dressé devant « nous, maire de la commune de Chaumeré ». À droite, une mention indique qu'un double du livre doit être remis à la préfecture (lecture à confirmer). Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/144.
Double page du registre des décès de Chaumeré, an IX : des formulaires imprimés « Mairie de… Acte de décès » à remplir, avec seulement quelques mots écrits à la main
An IX (1800-1801) : le registre est un formulaire imprimé, avec des cases à remplir : « Mairie de… », « Acte de décès », « âgé de… ans », « constaté par moi, maire, faisant les fonctions d'officier public de l'état civil ». Seuls les noms, les dates et les lieux sont écrits à la main (à gauche, un acte rempli ; à droite, des formulaires encore vides). Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cote 10 NUM 35074/145.

Ce modèle est assez proche de celui d’aujourd’hui. Pour nous, c’est la marque de l’administration mise en place sous Napoléon Bonaparte, dont l’influence se voit jusque dans les petits registres d’une commune de campagne.

1907 : le registre imprimé, rempli par le maire

Les registres de naissances de 1907 et de 1908 sont en grande partie imprimés : le maire les complète à la main. Et des mentions en marge (mariage, décès) y sont ajoutées par les mairies, parfois soixante-dix ans plus tard.

À vous de lire

Vous voulez voir ces pages de près ? Toutes nos transcriptions, avec leur cote et un lien vers les images des Archives, sont sur la page Archives. Et si vous savez lire ces écritures, rejoignez-nous.

Pour continuer : l'association, l'histoire de Chaumeré, l'adhésion ou le contact.

À lire aussi

Tous les articles

Bienvenue !

L'asso est toute neuve !

L'A3PC est née le 27 septembre 2026 et tout reste à construire : idées, rencontres, projets pour faire vivre le pays de Chaumeré. Rejoignez-nous en nous écrivant !